Dans la lignée des fils du soleil Peter Deunov, Rudolf Steiner et Omraam Michaël Aivanhov.

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Isbn 2-915849-00-5
200 pages |
L’initiation des sept fils du soleil remonte à la nuit des temps. Depuis que le monde est monde, des hommes ont acquis une maîtrise spirituelle suffisante pour recevoir une très haute initiation. Ils ont ensuite enseigné l’humanité dans tous les domaines de sa vie. De cette sagesse ont découlé toutes les civilisations, toutes les sciences et tous les arts.
Au XXème siècle, cette filiation a compté trois Fils du soleil : Peter Deunov, Rudolf Steiner et Omraam Michaël Aivanhov.
Olivier Manitara nous parle de cette initiation longtemps restée secrète, et de la Tradition ininterrompue des Fils du soleil.
Le chercheur d’aujourd’hui trouvera un grand nombre de réponses à ses questions sur la vie des Maîtres, leur ascension vers les mondes divins, et la création de cercles sacrés.
A l’heure où un grand nombre de personnes s’ouvrent à la spiritualité libre de tout dogme religieux, il était temps que l’Ecoles de Dieu prenne la parole et révèle sa mission de lumière, son travail ininterrompu d’ouverture de conscience, des temps immémoriaux jusqu’à aujourd’hui.

IPréface
L’ECOLE DES MYSTERES ET LE SERVICE DIVIN
AU SEUIL de l’école des mystères
L’AMOUR DE L’étude
L’éveil du soleil intérieur
Aperçu du travail au sein
de l’école des mystères
La constitution du corps
de l’école des mystères
Le chantier de l’école de dieu
le sanctuaire intérieur
de la flamme de dieu
LES TROIS SOLEILS
Si ton oeil est sain,
alors tout ton corps est dans la lumière
Le soleil intérieur
le centre intérieur
Les trois degrés de l’école des mystères
L’alliance d’amour des hommes
textes sacrés de l’école de dieu contemporaine

Depuis que l’homme est sur la terre, il s’est toujours posé des questions, c’est sa nature même.
Une fois qu’il a obtenu quelque chose, il veut autre chose. Il sent confusément qu’il lui manque un élément à l’intérieur pour goûter la plénitude, la paix à laquelle il aspire. A bien y regarder, l’homme porte en lui le souvenir nostalgique d’un monde dans lequel tout n’était que félicité mais dont il a perdu le chemin.
Beaucoup de légendes, de contes, de traditions sacrées des peuples racontent une chute de l’homme et la perte d’un paradis, d’un royaume, d’une terre de lumière. Ce paradis vit au plus profond de l’homme comme un souvenir inconscient qui le pousse à garder courage, à affronter toutes les situations et à aller de l’avant pour avoir une vie meilleure, plus juste, plus belle, correspondant à l’aspiration au bonheur qu’il porte en lui.
Mais malgré tous ses efforts, il n’arrive pas sur terre à trouver sa véritable place. De même dans son corps il sent qu’il n’est pas véritablement lui-même. Là aussi il se cherche et il ne se trouve pas. Très peu de personnes acceptent l’image de leur corps et sont satisfaites de leur apparence. Même des personnes qui étaient reconnues mondialement pour leur beauté ne se trouvaient pas belles.
Le problème est que dans tout ce qu’il entreprend, l’homme n’est toujours qu’une moitié de quelque chose et qu’il lui manque la partie complémentaire pour atteindre la perfection. C’est l’union spirituelle avec cet autre « soi » pour vivre la plénitude, l’espoir inconscient, ce que l’homme cherche à travers tout ce qu’il peut rencontrer. Et c’est la principale raison qui fait qu’il se pose des questions, qu’il est insatisfait et qu’il cherche à aller de l’avant. C’est cette soif qui pousse l’homme à évoluer.
Il cherche à se reproduire, à combler les besoins physiques, émotionnels, intellectuels, et à chaque fois, il croit qu’il trouvera enfin la plénitude, la terre promise. Il est bénéfique de satisfaire ses besoins, mais il faut être conscient qu’ils n’apportent pas la vraie réponse. Si les besoins du corps sont comblés, alors ce sont ceux des sentiments qui vont s’éveiller. Si ceux-là aussi sont comblés, alors ce sera la pensée. En effet, dans les pays où il n’y a presque rien à manger, il n’y a pas non plus de psychologues. La psychologie révèle un trouble qui apparaît lorsque tous les autres besoins sont comblés. L’homme s’aperçoit qu’il cherche autre chose que ce qu’il croyait, mais il ne sait toujours pas quoi.
La pensée peut trouver son épanouissement dans le côté scientifique, dans l’information. Le sentiment est comblé par la foi, par la croyance en quelque chose, une religion, un système politique, social, une philosophie individuelle.
Le côté physique peut être comblé par un système économique qui satisfait tous les besoins du corps.
En vérité toutes ces réponses, même si elles sont légitimes, sont un leurre pour celui qui pense qu’elles sont « la » réponse. Car la question, le manque qui hante l’homme est un besoin fondamental, existentiel. La réponse scientifique n’est bonne que pour calmer la pensée à la manière d’une bonne soupe qui apporte la paix au ventre.
De même, la croyance ne fait qu’endormir la vie émotionnelle.
Ce que cherche l’homme est au-delà du corps, au-delà des sentiments, de la pensée : c’est un état d’être, de communion, une relation, un accomplissement ultime ; ne plus être séparé mais fusionner avec tous les êtres, avec le tout, dans l’harmonie, la sagesse, l’amour parfait, le bonheur. L’homme cherche à goûter, à sentir, à vivre, à être l’unité, l’absolu. Ainsi tous les manques, les peurs, les doutes, les faiblesses pourraient disparaître à tout jamais.
C’est souffrance que d’être enfermé dans un corps. C’est souffrance que de ne pas pouvoir être l’autre et d’être enfermé dans un moi limité. Tous nos besoins nous incitent à aller vers les autres pour trouver ce qui nous manque, alors que le chemin est à l’intérieur de soi, la réponse est en soi : c’est un état d’être.
Le corps, les sentiments, la pensée peuvent aider à atteindre cet épanouissement intérieur, mais ils ne peuvent pas répondre à ce besoin fondamental de l’Etre en soi. Seule la conscience la plus intime est concernée par cette question et peut trouver la réponse.
C’est pourquoi toutes les Ecoles des mystères ont toujours enseigné l’éveil. L’éveil est la qualité première d’un homme qui a compris le sens de la vie et qui aspire en toute liberté à entrer dans l’apprentissage divin. La conscience est le joyau de l’être. Lorsque la conscience s’éveille, alors la véritable question peut être trouvée et le chemin intérieur peut s’ouvrir.
Dans son essence, la conscience n’est pas limitée au corps, ni aux sentiments, ni aux pensées, ni au moi ; elle peut fusionner avec d’autres réalités et aussi s’ouvrir à l’autre en étant lui. Prendre conscience d’une chose, c’est l’éveiller en soi, c’est la vivre de l’intérieur, c’est l’être. Ainsi la conscience peut induire des états d’être.
Etre conscient d’une chose, c’est être cette chose. C’est vivre en elle tout en restant à l’intérieur soi. L’amour maternel parvient à ressentir ce que vit l’enfant, même si ce n’est pas encore un processus pleinement conscient.
Par l’entraînement, la conscience peut parvenir à se désidentifier du corps, des sens, du moi mortel né du corps et des conditionnements extérieurs, des états d’âme éphémères, des pensées limitées. Elle peut fusionner avec certaines pensées, sentiments, volontés et les incorporer à l’organisme. Elle peut s’élever dans des états d’être supérieurs pour rencontrer son essence, son origine, la source de son être.
Si je veux connaître une orange par exemple, la méthode scientifique me donnera un grand nombre d’informations, mais je ne la connaîtrai toujours pas. La croyance, elle, fera naître en moi des sentiments pour l’orange et peut-être je pourrai m’en approcher un peu plus en développant des sens plus subtils. Je comprendrai alors qu’elle est habitée par des esprits et peut-être me parleront-ils. Le corps me permettra de m’en approcher encore un peu plus car en la mangeant je connaîtrai son goût, son odeur, sa fraîcheur, sa médecine. En quelque sorte, l’orange fera partie de moi. Mais si je veux savoir réellement ce qu’est une orange, cela n’est possible que par la conscience : je dois m’identifier à elle, être un avec elle. La conscience est un état d’être qui engendre une expérience vécue, un état de vie, qui à son tour engendre un nouvel état de conscience.
Si la conscience peut fusionner avec une orange jusqu’à n’être qu’un avec elle, alors elle peut fusionner avec tout ce qu’elle veut : elle peut s’identifier avec l’éternité, l’immensité, Dieu, tel est le secret transmis. La conscience peut remonter jusqu’à Dieu et le connaître par un état d’être qui est celui du paradis originel. Connaître le monde divin, être un avec lui est le but. C’est pour atteindre ce but que nous vivons, que nous habitons un corps, que nous mangeons, respirons, parlons et cherchons à réaliser beaucoup de choses sans vraiment savoir pourquoi. Nous nous inventons des raisons ou nous les laissons inventer par d’autres, mais nous n’allons pas jusqu’au bout de nous-mêmes, de ce qui vit en nous et à l’extérieur de nous, sinon nous rencontrerions notre besoin fondamental, cette aspiration sacrée qui se cache derrière tous les autres désirs.
L’humanité va de désillusions en déboires, jusqu’à ce qu’enfin elle ait la force de regarder en face ce qui vit en elle, qu’elle reconnaisse cette aspiration et que sa conscience s’éveille en elle. Alors le chemin s’ouvrira, celui qui mène à l’Ecole de Dieu, à l’Ecole des mystères divins. Cette Ecole a toujours existé sur la terre car elle est la terre elle-même.